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ZDNet France
Il y a 2 jours

Refuser l'entraînement des IA en une ligne de code : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic soutiennent un signal commun

Refuser l'entraînement des IA en une ligne de code : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic soutiennent un signal commun
OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic soutiennent un signal commun dans le fichier robots.txt pour refuser l'entraînement des IA sur le contenu d'un site. Ce projet de norme, non contraignant, sera appliqué à des dates variables.
Refuser l’entraînement des IA en une ligne de code : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic soutiennent un signal commun OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic soutiennent un signal commun dans le fichier robots.txt pour refuser l’entraînement des IA sur le contenu d’un site. Ce projet de norme, non contraignant, sera appliqué à des dates variables. Publié le 02/11/2026 à 07:01 | Mis à jour le 02/11/2026 à 09:05 © Viorika/ iStock / Getty Images Plus via Getty Images Jusqu’ici, un éditeur qui ne voulait pas voir ses pages servir à entraîner des IA devait multiplier les règles, une par entreprise. Les grands acteurs de l’IA s’apprêtent à lui permettre d’exprimer ce refus une seule fois, mais le dispositif reste volontaire et encore très jeune. Plusieurs des principaux acteurs de l’IA viennent d’annoncer leur soutien à un signal partagé dans robots.txt, le fichier qui indique aux robots d’exploration comment traiter un site. Dans son communiqué, OpenAI explique qu’elle respectera ce signal, qui permet aux éditeurs d’exprimer leurs préférences sur l’usage de leur contenu pour l’entraînement de l’IA générative. Google et Microsoft ont publié leurs propres plans. Anthropic a, de son côté, entamé l’implémentation. Une règle commune plutôt qu’une par fournisseur Le signal repose sur un brouillon soumis à l’IETF, l’organisme qui élabore les standards d’Internet. Il s’appuie sur les travaux de son groupe de travail sur les préférences en matière d’IA (AIPREF), mais le texte lui-même est un projet individuel, sans statut officiel. Il introduit un identifiant commun, __usage_ai-training, que l’éditeur place dans robots.txt. Deux lignes suffisent : User-Agent: __usage_ai-training, puis Disallow: /. Elles signifient que le site ne souhaite pas que son contenu serve à entraîner des modèles d’IA générative. Il est aussi possible d’autoriser ou de refuser seulement certains chemins du site. OpenAI vise une mise en œuvre dans les prochains mois et publiera une nouvelle annonce détaillant son application. Le nouveau signal ne remplace pas ses contrôles actuels : ses règles de crawler restent valables et respectées. Google prévoit un support en 2027, sans date précise. En l’absence de règle spécifique pour Google-Extended, il interprétera le signal commun comme un refus de Google-Extended, le réglage qui régit l’usage de contenus pour ses IA génératives. Microsoft est le plus précis : Bing appliquera les préférences à partir du 1er février 2027. Le groupe distingue l’entraînement des modèles et le « grounding », c’est-à-dire l’usage de contenus externes pour nourrir une réponse. Ce second réglage se fait page par page, par balise ou en-tête, et non dans robots.txt. Les sites qui utilisaient les réglages NoArchive et NoCache de Bing pour limiter l’usage IA devront passer au nouveau système : ces réglages cesseront d’être interprétés comme des préférences IA le 1er mars 2027. Une préférence transitoire sera disponible dans les outils pour webmasters de Bing à partir du 15 décembre 2026. Un signal volontaire, sans force contraignante Ce signal ne bloque ni l’accès au site ni son indexation par les moteurs de recherche : il exprime seulement une préférence sur l’usage du contenu pour l’entraînement. Il n’est pas rétroactif, et les robots qui ne l’adoptent pas peuvent l’ignorer. Les entreprises engagées le suivent par choix, sans mécanisme d’application. Pour un site qui veut un blocage effectif, la gestion des robots et les pare-feu applicatifs restent les seuls moyens techniques. Les éditeurs sont par ailleurs invités à conserver leurs règles actuelles, comme GPTBot, Google-Extended ou ClaudeBot, en complément du nouveau signal. 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Publié le 2 novembre 2026
Source originale : ZDNet France